La berge d’accès au parc urbain Trek’île s’est effondrée !

Projet-phare de la municipalité de MM. Ribault et Faist, le parc urbain Trek’île a coûté 1 650 000 M € avec une part de 650 000 € pour les seuls contribuables andrésiens.

Trek’île a ouvert au public en 2017 après une série de péripéties et retards de chantier (voir nos anciens articles).

Outre le massacre d’un espace naturel, les élus AER ont dénoncé la dangerosité de ce projet située sur une île qui s’érode de partout.

Ce week-end, un nouvel effondrement de berge s’est produit au niveau du portail Trek’ile.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu la mairie !

Aujourd’hui c’est l’avenir même de Trek’île qui est remis en cause par son maillon le plus faible : la servitude de marchepied et l’absence d’anticipation de sa dégradation.

Petit retour de nos interventions depuis notre élection en 2014.

Ce week-end, un nouvel effondrement de la berge s’est produit au niveau du portail trek’île. Le passage est devenu trop dangereux et l’effondrement nécessite une intervention très rapide.

L’érosion des berges sur l’île Nancy a toujours existé. Elle s’est accélérée depuis 3 ans en raison de l’augmentation du nombre de personnes venant flaner sur l’île, surtout depuis l’ouverture du parc Trek’île.

L’enrochement vieux de plus 50 ans au droit des parcelles habitées n’avait jamais bougé : il est à ce jour au fond de l’eau après deux années de passages intensifs et le chemin en se dégradant penche de plus en plus vers la Seine.

Conseil municipal - 18/12/14 : AER interpellait déjà la mairie sur le problème de l’érosion.

Monsieur WASTL précise à Monsieur MAZAGOL que les Insulaires sont bien tous contre ce projet. Ils ont envoyé un courrier en RAR à Monsieur le Maire en septembre 2014 et ils n’ont toujours pas de réponse à leurs interrogations. Plus précisément, le fameux droit de marche pied à 3,25 mètres à partir du haut de la pente, le souci est le suivant, c’est qu’avec l’érosion des berges, le premier sentier a disparu. Il sera donc pris un peu des terrains des Insulaires pour recréer ce droit de marche pied. Il demande quelles garanties seront données aux Insulaires pour que l’érosion ne persévère pas, ce qui amènerait la ville à prendre un peu plus de leurs terrains dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans.

De plus, il y a un vrai problème de sécurité des piétons au niveau du chemin côté barrage, car il y a des courants fluviaux très forts et il a été interpellé par les habitants sur ce point là.

Aussi, il demande si le projet va garantir la totale sécurité des promeneurs. Il y a aussi le problème de sécurité des randonneurs, car il a appris qu’avec la présence de lierre beaucoup d’arbres étaient étouffés et assez régulièrement, il y avait des arbres qui tombaient. Il demande si Monsieur le Maire a anticipé ce problème et il se souvient que dans les années 1990, les lignes téléphoniques avaient été enfouies en raison justement d’arbres qui tombaient.

Monsieur WASTL demande si pour le chemin de marche pied, il est attendu un renforcement et un enrochement de la part du SMSO.

Monsieur MAZAGOL répond qu’une étude qui a été demandée pour deux endroits au SMSO afin qu’ils disent s’il y a nécessité ou non de renforcer les berges.

Monsieur WASTL demande quel sera le coût s’il faut renforcer.

Monsieur MAZAGOL répond que le renforcement relèvera de la compétence du SMSO.

Monsieur WASTL demande si le SMSO sera d’accord pour prendre le coût en charge.

Monsieur MAZAGOL répond que des négociations sont en cours.

Monsieur WASTL demande ce qui se passera si le SMSO n’accepte pas.

Monsieur MAZAGOL répond qu’il faut attendre le résultat des études.

Monsieur WASTL fait remarquer qu’un projet a été présenté ainsi qu’un budget, et là Monsieur le Maire annonce qu’il y a encore des études.

Monsieur RIBAULT – Maire répond qu’aujourd’hui au stade de la concertation avec les riverains et notamment des études de sécurité, il y a des études détaillées.

On ne lance pas des travaux avant d’avoir des études détaillées, et avant même d’avoir lancé un dossier de consultation des entreprises. Il y a des points de détail importants. Il y a des points dans la concertation qui se révèlent être des points importants. On les prend en compte et notamment concernant l’aspect sécurité.

Il a donc été demandé au SMSO de venir voir de nouveau compte tenu des études faites jusqu’ici, la nécessité de renforcer à certains endroits ou de ne pas renforcer ou de mettre des points de sécurité.

Enquête publique du PLU (03/11/2015) : le commissaire-enquêteur demande à la mairie de s’occuper du problème de l’érosion des berges.

 

Question d’Elisa Burnham : "Trek’île : La servitude de marchepied ne tient pas compte de l’érosion des Berges"

Mairie (réponse) : La servitude de marchepied EL3 est une Servitude d’Utilité Publique (SUP) qui s’impose aux propriétaires. Cette servitude ouverte au public reste applicable malgré l’érosion des berges dont la gestion revient à Voies Navigables de France.

Commissaire Enquêteur (réponse) : La commune doit se rapprocher de VNF pour rémedier à l’érosion des berges car le passage risque de se rétrécir de plus en plus.

Conseil municipal - 13/04/16 : A nouveau, les élus demandent des comptes à la mairie sur le problème de l’érosion des berges.

Monsieur WASTL indique que les Elus du groupe AER ne prendront pas part au vote [délibération sur une convention avec VNF pour l’entretien de la servitude de marchepied] car la délibération était incomplète, il n’y avait pas le plan en annexe. Néanmoins, il a quand même des questions. (...) Il rappelle que le Commissaire Enquêteur lors de l’enquête PLU avait souligné en page 210 de son rapport qu’il y avait un gros problème d’érosion des berges et que la ville devait se rapprocher de VNF. Il demande si cela a été fait ou pas.

Monsieur MAZAGOL confirme que des constats avec VNF ont été faits et qu’il y avait une érosion sur certaines parties de l’Ile, notamment au niveau du barrage. [...]

Monsieur WASTL indique que les berges vont continuer à s’éroder et il demande ce qui sera fait.

Monsieur MAZAGOL répond que cela sera vu avec VNF pour conserver dans l’état ou cela est.

Monsieur WASTL indique que peut être dans 5 ou 10 ans, il faudra modifier la servitude de marchepied.

Monsieur MAZAGOL confirme que cela est possible.

Monsieur WASTL demande qui aura la responsabilité et qui s’en occupera si des arbres tombent ou encombrent la servitude de marchepied.

Monsieur MAZAGOL précise que c’est la convention qui va régir cela. VNF fera effectivement des premières découpes et ensuite la ville qui fera d’autres entretiens. Une partie initiale est prévue au marché de la mise en place de ce passage de la servitude de
marchepied.

[...]

Monsieur RIBAULT – Maire indique que dans les décisions que la ville a pu avoir avec VNF ou le SMSO d’ailleurs, car les deux sont concernés, il a bon espoir qu’à partir du moment où il y aura un projet réel qui aura été développé notamment avec des fonds importants de la Région et du Département, on peut penser que VNF va s’impliquer à faire du confortement de berges inutile jusqu’ici, et donc ils n’avaient pas décidé de faire.

A partir du moment où il risque d’y avoir une dégradation d’une création de cheminement touristique réalisé sur une ville et sur les bords de Seine, on peut penser que là, ils vont commencer à s’y intéresser sérieusement.

Dans les discours qu’il a eu avec eux, ce n’est pas du tout exclu.Si quelque chose existe donc une vraie réalisation ils s’appliqueront concernant l’érosion, et il ne parle pas de l’entretien.

Conseil municipal - 01/06/17 :

Question diverse sur l’érosion des berges : M. MAZAGOL : La ville est en discussion actuellement avec le SMSO pour éventuellement avoir des renfocements de berges ; mais il ne s’agit pour l’instant que de discussions.

Conseil municipal - 20/09/17 :

Question diverse sur Trek’île : M. PRES demande si le fait de passer sur des servitudes de marchepied aux bords de berges dont certaines se cassent un peu la figure, il n’existe pas de souci avec ça.
M. RIBAULT-Maire répond négativement.

 


En résumé, durant quatre années, nous avons interrogé la municipalité sur ce problème d’érosion des berges. Le maire et ses adjoints ont constamment assuré qu’ils maitrisaient ce problème et que, finalement, il n’y en n’avait pas.

Décidément, Trek’île fait bien partie de cette catégorie des "projets couteux et inutiles" qui coûtent chers aux contribuables.

Aujourd’hui c’est l’avenir même de Trek’île qui est remis en cause par son maillon le plus faible : la servitude de marchepied et l’absence d’anticipation de sa dégradation.

Une belle patate chaude pour la prochaine municipalité !